Entre nous
Tourbillon
« Parfois on voudrait qu’une solution future soit déjà dans le présent.
Et c’est comme si l’idée d’après glissait dans l’idée d’avant…et comme si le moment présent cherchait à rejoindre un futur qui s’est déjà retourné pour lui faire un signe.
Et quelque chose en soi sait, probablement pour l’avoir déjà vécu, que le passé flotte comme un voile qui respire ; et qu’il enveloppe l’idée d’après de couleurs qu’il n’a même jamais devinées dans le passé.
En même temps le présent saute comme un jeune chien en laisse qui ne sait ce qui lui arrive, alors que le lapin détale dans le futur avant même d’avoir appris à courir, et que l’oiseau se souvient trop bien du rêve où il volait alors que l’œuf n’avait pas encore été pondu…
C’est comme si le futur lisait des cartes avant même qu’elles n’existent ; comme si le passé jouait des chansons abandonnées que tout le monde connait sans les avoir jamais entendues, et dont les notes trébuchent faute de savoir où se poser dans le présent…
Et on croit que l’on ne sait pas alors que l’on sait sans le savoir beaucoup plus que ce que l’on croyait ne pas savoir, et pendant ce temps les mots cavalent dans les dimensions du futur, du passé et du présent…
Et pour faire le portrait d’ici, enlever doucement les lettres de maintenant, hier et demain, et observer doucement le souffle pour voir où il se porte. »
L’équilibriste
« Il avance sur un fil invisible tendu entre deux montagnes…tellement improbable qu’on pourrait le croire tendu entre deux souffles…
Et à chaque pas, il est touché par le mouvement de la nature qui respire, des nuages qui se déplacent, du ciel qui bouge lentement, de l’abîme qui aspire et des sons qui s’effacent au loin.
À chaque pas il écoute le murmure du vent intérieur : un murmure qui ne pousse ni ne retient, et qui rappelle doucement que la stabilité naît de la danse entre le mouvement et le calme.
Et plus il avance, plus il découvre qu’il n’y a jamais eu de fil tendu sous ses pieds : c’est juste quelque chose en lui qui, délicatement, devine, cherche et écoute…
Comme un trait de lumière qui, à chaque respiration, se redresse. »
L’écho
« La culpabilité, c’est un écho dans la vallée…comme si on entendait au loin une vérité nous poursuivre…
Jusqu’au moment où l’on comprend que ce n’est que notre propre voix, déformée.
Alors, s’arrêter,
Respirer,
Et l’écho devient encore plus lointain, et il finit par s’éteindre.
Et la vallée retrouve le silence. »
Un cœur serré
« Un cœur serré, c’est un peu comme un petit nœud dans une corde…
Au début, il semble dur, compact et impossible à défaire.
Et puis, quand on le tient doucement dans les mains, sans tirer, sans forcer, juste en laissant la chaleur se déposer dessus… le nœud commence à se relâcher, un fil après l’autre, jusqu’à ce qu’il y ait de nouveau de l’espace. »
L’hiver
« Il y a, dans l’hiver, une façon particulière de déposer le silence… comme si le monde entier retenait doucement son souffle. Sous la neige tranquille, tout semble immobile et pourtant, quelque chose se passe en profondeur.
Dans cette saison qui paraît froide, la nature se replie simplement pour mieux se préparer, sans se presser, et sans s’inquiéter.
Elle se laisse envelopper comme dans une longue respiration intérieure.
Et parfois, en observant ce repos calme, il devient possible de sentir en soi ce même espace où rien n’est obligé de bouger, et où tout peut se poser, se rassembler et se régénérer doucement. »
Les brumes du matin
« Les peurs, c’est comme les brumes du matin : elles semblent épaisses quand on les regarde de loin.
Et puis, quand on s’en approche tranquillement, on découvre qu’elles se déplacent, se transforment et se dissipent d’elles-mêmes, laissant apparaître ce qu’il y a derrière, déjà plus clair, et plus accessible. »
La mer
« La mer ne vieillit pas, elle change simplement de forme.
Parfois paisible, parfois houleuse, parfois sombre, toujours vivante.
Chaque vague qui se brise devient une autre vague.
Qui change de forme.
Et qui prend une autre force, et d’autres couleurs.
Ses embruns portent d’autres odeurs.
Parfois ça gronde.
Parfois ça murmure.
La mer ne vieillit pas.
Et alors que tu te laisses porter par elle, quelque chose au fond de toi comprend que le temps qui passe, ce n’est pas être la vague.
Le temps qui passe, c’est être la mer elle-même : profonde, infinie, toujours en mouvement, toujours entière, quel que soit le rivage. »
Sourire
« Le rire, c’est une vibration, comme pourrait vibrer une cloche intérieure.
Quand elle résonne, elle commence par toucher les murs invisibles du sérieux ; et puis elle commence à les faire trembler.
Et à chaque onde, les tensions se détachent, se dissipent.
Ces vibrations, c’est la musique naturelle du corps et de l’âme.
Et il suffit parfois d’un sourire pour que la première note se fasse entendre. »
Le brouillard
« Imagine que tu marches sur un sentier noyé dans le brouillard.
Et comme tu ne vois pas très loin, ton esprit cherche à deviner ce qu’il y a devant.
Mais à chaque pas, le brouillard s’ouvre juste assez pour que tu saches où poser le pied et, peu à peu, tu réalises que tu n’as pas besoin de tout voir à la fois.
Il suffit d’un pas, puis d’un autre… et à mesure que tu avances, le pas se transforme en mouvement.
Et le mouvement se transforme en ouverture.
Et l’ouverture se transforme en curiosité.
Et ton cerveau apprend, sans que tu ne t’occupes de rien.
Il apprend que ce mouvement, c’est ta confiance qui se met en route. »
L’arbre en hiver
« L’hiver, les arbres semblent morts.
Plus de feuilles, plus de fleurs, plus de chants dans leurs branches.
Et pourtant, à l’intérieur, la sève circule encore, discrète, vivante.
Ce n’est pas la fin - c’est un repos -.
Parce que la nature sait qu’après l’hiver, vient toujours le printemps.
Et l’arbre, lui, n’a jamais douté de son retour. »
La clôture
« Il y avait, au milieu d’un grand champ, une vieille clôture. Et on disait qu’au-delà, rien ne poussait.
Alors, pendant des années, personne n’avait cherché à regarder plus loin.
Et puis, un jour, le vent a renversé un pan de la barrière. Et derrière, il y avait encore de la terre, fertile, vivante.
Alors parfois une croyance, c’est juste une clôture qu’on a oublié d’ouvrir.
Et quand le vent du changement souffle, on découvre qu’il y a beaucoup plus d’espace qu’on ne pensait. »
L’aube
« Il existe des nuits si longues qu’on oublie presque qu’il y a un matin.
Et pourtant, il y a toujours ce moment magique et intemporel où la lumière pointe, à peine, puis un peu plus, puis un peu plus encore, comme si elle infusait la nuit.
Et même quand on ne le voit pas, le jour avance derrière l’horizon.
Il revient.
Il revient toujours. »
Le nuage et la confiance en soi
« C’est comme si les yeux se fermaient, et alors qu’ils se ferment, ils s’ouvrent grands à l’intérieur. Et à l’intérieur, ils voient se dessiner un nuage ; un nuage blanc, doux, cotonneux, qui flotte juste-là, au-dessus de la tête.
Se laisser porter par son rythme intérieur, et se connecter à toutes les raisons, directes ou indirectes, qui ont pu alimenter le manque de confiance en soi ; ne rien chercher, juste laisser venir : des mots, des ressentis, des souvenirs, un geste, un regard, quelque chose de fugace, ou peut-être de précis, ou encore de lourd…Autant de raisons, quelle que soit la forme qu’elles empruntent, qui influencent le comportement, comme des programmes alimentent un ordinateur.
Et donc, laisser l’esprit dériver, et cueillir les raisons en lien avec le manque de confiance en soi ; et au fur et à mesure, laisser ces raisons se placer sur le nuage ; et en même temps qu’elles se placent, laisser l’inconscient y placer d’autres raisons que la conscience ne connait pas. Et observer ; observer le nuage qui devient de plus en plus noir à mesure qu’il se charge de ces programmes négatifs.
Et puis, derrière le nuage, deviner une source de lumière ; d’abord indistincte et lointaine, elle se rapproche et devient de plus en plus brillante. C’est en fait comme un soleil, une lumière de plus en plus présente qui doucement consume le nuage noir, jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et en même temps, laisser la douceur des rayons s’infiltrer dans chaque cellule du corps.
Et ressentir cet étrange et merveilleux ressenti qui s’installe… »
La plénitude du promeneur
« N’est-il pas agréable de se sentir avancer, être en mouvement, se construire, se nourrir, grandir ?
Et dans ces moments-là, que ressent-on ? Une forme de curiosité, de bien-être et de plénitude, comme le promeneur qui, à chaque pas, découvre autrement la nature ; comme chaque virage qui ouvre un autre panorama.
Pourtant, lorsque nous sommes confrontés à une situation ressentie comme inconfortable, insécurisante, perturbante, blessante ou injuste, la première réflexion est bien souvent de se demander ‘Pourquoi’ ? Or le pourquoi nous laisse à l’étape de la réflexion, alors que le comment, tout en passant par la réflexion, nous amène à l’action. Et donc, nous gardons notre attention sur notre objectif, et non sur ce qui n’a pas fonctionné. Et cet objectif peut-être une toute petite chose de notre quotidien ; et c’est cette première petite chose qui nous met en marche.
Savez-vous que si nous prenons le temps de parler à notre inconscient, très simplement, comme on parle à un enfant ; si nous lui disons que ce que nous souhaitons maintenant, c’est ‘avancer’ ; eh bien il travaillera à sa manière ; et tel un GPS, il enregistrera la nouvelle direction à prendre pour que nous puissions avancer à notre rythme, et dans le respect de qui nous sommes. »
Clin d’œil
« Quoi que vous décidiez de faire, attendez-vous à avoir contre vous tous ceux qui font la même chose ; tous ceux qui font le contraire ; et l’énorme cohorte de toux ceux qui ne font rien… et cela représente beaucoup de monde ! »
L’âne du fermier…
Du droit de vivre et d’avancer
« Un jour, l’âne du fermier tomba dans un puits. L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il décida que l’animal était vieux, et que le puits devait disparaître de toute façon. Ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.
Il invita tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils saisirent tous une pelle et commencèrent à remplir le puits. Au début, l’âne réalisa ce qui se produisait et se mit à gémir terriblement. Et, à la stupéfaction de tous, l’âne se tut. Quelques pelletés plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits. Il fut très étonné de ce qu’il vit : avec chaque pelleté de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose d’étonnant.
Il se secouait pour enlever la terre et montait dessus. Pendant que les voisins continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait…
Et montait de plus en plus haut. Bientôt, à la stupéfaction de chacun, l’âne fut hors du puits et il se mit à trotter ! »
Essayer…
« Aussi longtemps que vous restez comme vous êtes, que vous restez avec ce qui vous est familier, que vous refusez de prendre des risques et d’essayer de nouvelles choses, alors, par définition, il vous est impossible de croître. »
Fier d’être « un pot fêlé »
Métaphore thérapeutique rapportée par Yves Halfon dans la revue HYPNOSE & THÉRAPIES BRÈVES.
En Inde, un porteur d’eau possédait deux grands pots, suspendus aux extrémités de la perche qu’il portait en travers des épaules. L’un d’eux, fêlé, n’arrivait qu’à moitié plein au terme de la longue marche entre la rivière et la maison du maître, alors que l’autre intact était toujours aussi rempli.
Cela continua ainsi pendant deux années entières. Le porteur ne livrant chaque jour qu’un pot et demi d’eau à la maison de son maître.
Le pot sans défaut était bien sûr fier d’accomplir parfaitement ce pour quoi il avait été fait, alors que le pauvre pot fêlé était honteux de son imperfection et malheureux d’accomplir seulement la moitié de sa tâche.
Au terme de ces deux années, qu’il avait perçues comme un échec amer, un jour, près de la rivière, il dit au porteur d’eau :
« J’ai honte de moi-même et je voudrais te présenter mes excuses.
- Pourquoi ? demanda le porteur. De quoi as-tu honte ?
- Je me sens coupable, dit le pot, de ne livrer depuis deux ans que la moitié de ma charge. Cela à cause ce cette fissure à mon côté par où l’eau s’écoule tout au long du chemin de retour vers la maison de ton maître, du fait de mon défaut.
- Tu as accompli tout ce travail sans obtenir la juste récompense de tes efforts. »
Peiné pour le vieux pot fêlé, le porteur d’eau continua :
« En repartant vers la maison du maître, tu observeras les belles fleurs le long du sentier. »
Et en effet, comme ils montaient la colline, le vieux pot fêlé remarqua que le soleil réchauffait de belles fleurs sauvages au bord du sentier, et cela le réconforta un peu.
Cependant, en fin de parcours, il se sentit mal de nouveau car il avait perdu la moitié de son chargement. Et à nouveau il demanda au porteur d’excuser sa fêlure.
Le porteur dit au pot :
« As-tu remarqué qu’il y avait des fleurs seulement de ton côté du chemin, et non du côté de l’autre pot ? C’est parce que j’ai toujours connu ton défaut et que j’en ai tiré parti. J’ai planté des graines de fleurs sur ton côté du chemin. Et chaque jour, à notre retour de la rivière, tu les arroses. Depuis deux ans, je peux cueillir ces fleurs pour décorer la table de mon maître. Si tu n’avais pas été ce que tu es, il n’aurait pas cette beauté pour embellir sa maison. »
Nous sommes tous des pots fêlés.
Quelque chose de trop oublié
« Qu’est-ce qu’un rite ? », dit le petit prince.
« C’est quelque chose de trop oublié », dit le renard. « C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures »…
Je découvrirai le prix du bonheur
Le lendemain revint le petit prince.
« Il eût mieux valu revenir à la même heure », dit le renard. « Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai : je découvrirai le prix du bonheur ! mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites ».
Et, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…
« Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? » dit le petit prince.
« Il faut être très patient », répondit le renard. « Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près… »
Tu seras pour moi unique au monde
« Créer des liens ?
- Bien sûr », dit le renard.« Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… »
Le renard revint à son idée :
« Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste !
Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors, ce sera merveilleux, quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…»
Le renard se tut et regarda longuement le petit prince :
« S’il te plaît… apprivoise-moi ! » dit-il.
Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
C’est alors qu’apparut le renard :
« Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
- Je ne peux pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah, pardon » fit le petit prince. Mais après réflexion, il ajouta :
« Qu’est-ce que signifie “apprivoiser”?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens…” »
Du terreau pour mon jardin
Plutôt que mourir de désillusion, je préfère l’illusion qui me donne une raison de vivre.
Intimité
Je sens que je sens. Je sens le Dedans. Je le vis avant de le savoir.
Coopérer
Tout ce que je combats m’affaiblit. Tout ce avec quoi je coopère me renforce.
Agir
Arrêtez d’agir comme si la vie n’était qu’une répétition. Vivez le jour comme si c’était le dernier. Le passé est passé et révolu. L’avenir n’est pas garanti.
Association
Et j’ai dit à mon corps, doucement, “Soyons amis”. Il a pris une profonde respiration et m’a répondu “J’ai attendu ça toute ma vie”.
Coup de soleil
La nostalgie, c’est comme les coups de soleil. Ça ne fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.
Le voyage
Le véritable voyage, ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines. C’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure.
Le feu
La trajectoire du destin de l’homme a des fléchissements, des chutes, mais, vue de haut, elle reste ascendante. Il faut vivre en avant.
Quand l’homme aura enfin trouvé le moyen de contrôler et d’utiliser les formidables puissances du cœur, ce sera, pour la deuxième fois, dans l’histoire, la découverte du feu.
Désapprendre
L’inconscient régit notre vie ; et il est constitué de nos croyances, dont beaucoup sont fausses, même si nous les tenons pour acquises.
Avoir une attitude d’ouverture à tout et à tous nous met dans de meilleures conditions pour continuer à grandir ; et comme le disait déjà Keynes : “La chose la plus difficile n’est pas d’accepter de nouvelles idées, mais d’oublier les anciennes”.
Être ouvert au “désapprentissage” est essentiel pour qu’un apprentissage ait lieu.